09.09.2007

chapitre 24 - FIN

La vie à Légnan ne favorisait pas les tête-à-tête. Tandis que ses fils et Joceran partaient chasser, elle restait au château avec ses suivantes et les enfants, vérifiait les comptes de l’intendant, donnait ses directives à dame Catherine, assistait à des réunions du conseil de la ville. Elle projetait aussi depuis longtemps d’embellir la chapelle du château et elle s’y rendit un après-midi pour décider des rénovations à entreprendre. Elle la trouvait en effet un peu triste. Fallait-il la doter de vitraux ? D’un nouvel autel ? Y ajouter des statues ? Maître Carolin aurait été de bon conseil. Joceran la laisserait faire volontiers mais sans s’y intéresser. « Je vais demander son avis à Louis » se dit-elle sans pouvoir se décider, quand la porte s’ouvrit en grand, laissant pénétrer un flot de lumière qui inonda la nef. « Voilà la solution, il faut l’éclairer ! » et elle se retourna pour apercevoir son fils qui s’approchait.

- Je pensais justement à toi pour décider quelle transformation apporter à cette chapelle. Ne crois-tu pas qu’en ouvrant une rosace au-dessus de la porte et en posant des vitraux derrière l’autel, nous lui apporterions ce qui lui manque, cette lumière qui est comme un reflet du Ciel ?

- Je vous votre suggestion excellente, car il est vrai que cette nef est vraiment trop sombre.

Ils parlèrent un moment des solutions envisagées par Marciane.

- Je suis heureuse que tu sois venu me trouver, dit Marciane, après un silence.

- Je cherchais une occasion de vous parler, Mère.

- Je sais que tu as quelque chose à me confier.

- C’est un peu difficile à dire.

- Mais tu t’en es ouvert à ton frère ?

- Il vous en a parlé ?

- Non, pas du tout, mais je l’ai deviné.

- Il est vrai que j’en ai eu longuement le loisir pendant notre route de retour de m’entretenir avec lui de ce qui me préoccupe. Je vous ai dit qu’à Milan j’avais rencontré la sœur de Pietro, Lorenza…

- Tu ne vas pas me dire que tu es amoureux d’elle ? s’exclama Marciane.

- Ce n’est pas un crime ! s’écria Louis pris de court par la réaction de sa mère.

- Non certes. Excuse mon étonnement, mais je ne m’y attendais pas.

- Elle est belle comme une image de la Vierge. Je crois que je l’ai aimée dès que je l’ai vue.

- Tu es si jeune… Que sais-tu de ses sentiments à elle ? Lui as-tu parlé ?

- Jamais seul à seule. Mais elle m’a donné à mon départ une médaille de Saint Ambroise, c’est le patron de Milan qu’il évangélisa à l’époque romaine, elle m’a dit que cette médaille me ferait revenir dans sa ville… J’en ai déduit que je ne lui étais pas indifférent.

- Elle est belle, je le crois volontiers,  mais ce n’est pas suffisant, tu ne la connais pas.

- Je suis sûr qu’elle est aussi bonne, douce, fière, fidèle, qu’elle sera l’épouse idéale.

- Tu veux donc l’épouser ?

- Bien sûr ! C’est mon plus cher désir. Je ne pourrai jamais aimer qu’elle. Mais ce mariage n’a peut-être pas votre convenance ?

- Pourquoi voudrais-tu qu’il me déplaise ? Sa famille est honorable.

- Vous souhaiteriez peut-être une alliance qui serait plus favorable à l’agrandissement de notre domaine ?

- Il sera bien temps d’y penser pour ton frère. Je vais réfléchir aux moyens raisonnables de favoriser ton dessein.

- N’en faites rien pour l’instant, attendez encore un peu.

- Je veux bien mais je te croyais plus impatient à t’entendre.

- Il me suffit de savoir pour l’instant que vous n’êtes pas opposée à mes projets, répondit Louis en souriant.

Marciane se demanda ce qu’Hubert lui apprendrait. Il devait en avoir entretenu son frère, mais elle se refusait à le questionner pour ne pas l’embarrasser et se disait que l’heure viendrait où lui aussi se confierait. Elle était émue des confidences de Louis, si soudainement amoureux, et souhaitait du fond du cœur qu’il ne se soit pas trompé, ni sur les sentiments, ni sur la valeur de l’élue. Dire que ses fils étaient déjà devenus des hommes,  prêts aux décisions qui engageaient leur vie !

Le ciel était couvert et un vent violent faisait tourbillonner les feuilles mortes. Il n’y avait pas de sortie prévue pour l’après-midi. Joceran et Hubert disputaient une partie d’échecs dans la salle quand Marciane entra un peu soucieuse. Un des jumeaux se plaignait de violents maux d’oreilles.

- Ne vous faites pas de souci, mon amie, lui dit Joceran rassurant, demain il n’y paraîtra plus. Tenez, venez plutôt me montrer les embellissements que vous avez décidés pour la chapelle, cela nous distraira.

- Puis-je vous accompagner ? demanda vivement Hubert.

Ils s’en furent tous trois. Joceran et Hubert ne trouvèrent rien à ajouter aux propositions de Marciane qui leur reprocha en riant de ne pas se passionner pour ses transformations.

- Et pourtant, Hubert, ajouta-t-elle, il te faudra bien chercher à améliorer Marcelly lorsque tu en seras le maître. Rien n’est définitif.

- Ma Mère, puisque l’occasion m’en est donnée, je dois vous avouer que je ne compte pas être un jour le maître de Marcelly.

- Que veux-tu dire ? s’exclama Marciane. Il ne peut en être autrement !

- Ma naissance semblait m’y destiner mais telle n’est pas ma vocation. J’en suis maintenant convaincu car j’ai trouvé ma voie.

- Tu ne vas pas me dire que tu veux entrer dans les ordres ?

- En quelque sorte, oui, mais d’une façon particulière. Je veux aller en Terre Sainte et m’y fixer, et y entraîner des garçons de mon âge, rebutés par la vie trop facile de nos pays, tous ceux qui rêvent de se consacrer comme moi à Dieu en combattant pour Lui leur vie entière, avec une armure en guise de robe de bure, la croix sur la poitrine et l’épée à la main.

- D’où tiens-tu cette idée ?

- De l’admiration que j’ai toujours éprouvée pour la mort glorieuse de notre père, de mon refus de la facilité du quotidien, du désir de gloire et de sacrifice au service du seul seigneur qui en soit digne : le Seigneur Dieu !

Marciane était sans voix.

- J’ai pu juger les grands, continua Hubert avec véhémence, ils m’ont déçu. Le comte d’Albon tremble devant sa femme qu’il trompe en cachette avec des servantes, l’empereur fait élever à sa cour par sa maîtresse, une enfant, la fille du roi d’Angleterre, pour l’épouser un jour… Ils composent, ils complotent, ils s’inclineant et se rebelleant tour à tour, sans être les maîtres chez eux, et ils sont indignes de l’être d’ailleurs. On ne compose pas avec le Seigneur Dieu. On le sert sans déchoir pour Sa gloire et le salut de son âme.

- Comme je te comprends Hubert ! s’exclama Joceran avec enthousiasme. Voilà un projet grandiose. L’aventure sacrée ! Comment ne pas en rêver ?

- Ce ne sont que des chimères,  maugréa Marciane. Comment trouveras-tu ta place au milieu des grands fiefs qui s’y sont créés à l’instar de ceux de nos pays ? Tu te verras, nouveau-venu démuni, soumis aux ordres des grands de ce côté-là de la terre bien plus qu’ici où tu es chez toi. Ton ambition y trouvera vite des limites qui lui seront insupportables…

- Je veux tenter l’aventure. Notre Saint-Père s’est intéressé à mon projet. S’il prend corps, il m’a assuré qu’il veillerait à pourvoir d’une règle cette confrérie de moines-soldats pour la sauvegarde des Lieux Saints.

- Marciane, dit Joceran fiévreusement, ne le laissons pas partir seul. Allons avec lui pour aider à son établissement. C’est une entreprise magnifique qui mérite d’être soutenue. Nous reviendrons dès que les bases de son établissement seront clairement définies et acceptées. Nous ne pouvons laisser passer cette occasion de servir Dieu pour le salut de notre âme.

- Vous abandonneriez votre fief et vos enfants ? Sans remords ?

- Je pourrais demander à ma belle-mère de veiller sur mon comté pendant mon absence,  je suis certain qu’elle acceptera.

- Après ce qu’elle vous a fait endurer ? Vous lui feriez confiance pour garder vos terre et élever vos enfants ? s’indigna Marciane.

- Elle n’a plus de descendance, où est le danger ? Dites que vous souscrivez à l’idée de ce départ. N’en ressentez-vous pas l’envie, et même le besoin ?

- Certes pas. Je me sens responsable de mon domaine, de ceux que le Ciel a confiés à ma garde, à commencer par mes enfants qui commencent à peine à marcher. Croyez-vous que je leur retirerais la main qui les conduit ? Je resterai à la place qui est la mienne. Je n’ai nul besoin de gloire, je n’ai d’autre ambition que de faire le bonheur des miens dans la paix et la prospérité. Mais si l’aventure vous tente, n’hésitez pas, Joceran, partez. Quant à toi, Hubert, je te laisse assumer ta vocation, puisque tu penses que c’en est une. Tu recevras une dotation en dédommagement de ton héritage auquel tu renonceras expressément si tu persistes à vouloir partir. N’oublie pas que ton choix sera définitif. Il ne sera pas question de revenir sur ce partage si tu échoues.

- Marciane, je ne peux pas vous laisser seule, gémit Joceran.

- Mais si, vous le pourrez, dit Marciane tristement. J’attendrai votre retour. On ne retient pas contre leur gré des oiseaux dans une cage, même dorée.

- Je vous remercie de me laisser choisir mon destin, Mère, dit Hubert fermement. Mais ma décision est mûrement réfléchie : je partirai !

La nuit tombait. L’ombre envahissait le ciel où les nuages continuaient de poursuivre leur course éperdue vers l’horizon noir. Marciane sentait que tout ce à quoi elle tenait s’envolait comme eux, poussé par un vent mauvais : la cohésion d’une famille unie, un époux trop épris de liberté, un fils qui ne supportait pas la vie qu’elle s’était efforcée de lui forger. Elle se sentait vieille et lasse et, pour la première fois, vaincue. Elle repensa aux prédictions de frère Cornélius et aux paroles mystérieuses de Mélusine, son hôtesse d’une nuit : «  Il faut savoir ouvrir la cage ». Elle l’avait fait d’emblée, sans barguigner, mais comme elle en souffrait. « On souffre moins du fait de ses ennemis que par la faute des siens, pensait-elle amèrement, car on ne peut se défendre, il ne reste qu’à accepter. »

- Vraiment, ma mie, je n’ai pas le cœur à vous laisser, murmura Joceran.

- Vous regretteriez trop votre sacrifice pour que je puisse l’accepter, répondit-elle brièvement.

Le dîner se déroula apparemment comme à l’ordinaire, mais Marciane, quoique impassible, était crispée, Joceran contraint, Hubert réservé. Louis sentit qu’une discussion grave les avait perturbés. Son frère lui fit un signe d’intelligence et il comprit que sa mère connaissait sa décision. Il s’efforça de masquer le désarroi en alimentant la conversation mais il souffrait de voir le désespoir caché de sa mère. Il lui incombait désormais de remplir le vide que le départ de son frère allait provoquer. Faudrait-il qu’il sacrifie son amour pour remplir le rôle qui serait le sien ? Il résolut de le faire si c’était nécessaire car il ne voulait pas décevoir à son tour sa mère pour laquelle il ressentait un amour infini et un immense respect, mais l’idée de  renoncer à Lorenza le désespérait. Il se rendit compte que le temps insouciant de l’enfance était bien fini, et qu’il devrait affronter désormais les charges et les problèmes d’un adulte.

Rien n’avait changé dans la vie quotidienne des châtelains de Légnan. Les chasses, les promenades, les repas se déroulaient selon le rite habituel, mais en réalité chacun jouait son rôle dans un calme trompeur. Seuls les jumeaux étaient naturels, jouant, quémandant caresses et gâteries, sans se préoccuper de la tension latente. Marciane et Joceran se retiraient dans leur chambre, guindés et compassés, sans un geste pour se rapprocher dans le grand lit qui les avait connus si passionnés, Hubert attendait impassible et sûr de lui, Louis souffrait en silence, tâchant de faire le lien entre les protagonistes figés sur leur position.

- Ne tenez pas trop rigueur à Hubert de sa volonté de quitter le domaine, Mère, dit-il un soir à sa mère. Vous m’aviez bien accordé le droit d’en faire autant quand vous pensiez que je me destinais à rentrer dans les ordres.

- C’est vrai, mon fils, j’ai tort, remarqua Marciane étonnée. Je dois être mal préparée à l’imprévu. Je te remercie de me l’avoir fait remarquer. En fait, tu es beaucoup plus apte que ton frère à diriger nos terres et je n’ai qu’à me féliciter que ce soit toi qui restes à mes côtés.

- Ne tenez pas trop rigueur à Joceran de vouloir partir, ajouta Louis, il vous reviendra, son attachement pour vous ne saurait être mis en doute.

- C’est possible. Mais vois-tu, rien n’est plus délicat que l’harmonie d’un couple pour laquelle, en réalité, l’amour ne suffit pas. Il faut un effort constant pour composer l’un avec l’autre. Je ne saurais me rendre aux raisons de Joceran pour le suivre dans cette aventure lointaine. Il est vrai que j’en souffre mais je préfère lui rendre sa liberté.

- Comme vous l’aviez fait pour notre père ?

- C’est lui qui avait choisi de partir au contraire pour me laisser libre. Avec le recul, je me rends mieux compte de la noblesse de sa conduite.

- Il est donc si difficile d’être heureux ? remarqua Louis attristé.

- Le bonheur se mérite, mon fils, parfois par l’oubli de soi. J’espère pour toi que Lorenza a bien toutes les qualités que tu lui prêtes.

- Vous ne refuseriez donc pas cette alliance, même si je deviens votre héritier ?

- Certainement pas ! Nous sommes devenus assez puissants pour nous allier sans chercher un intérêt territorial. Puisque nous parlons de l’avenir, voilà ce que j’ai résolu depuis que je connais les projets de ton frère. Il devait hériter de Marcelly, et j’avais résolu de te donner le comté de Giret. Rien ne sera changé en ce qui te concerne, tu auras Giret, mais ce sera ta sœur, Marthe, qui héritera de Marcelly. C’est une tradition dans notre famille que Marcelly soit l’apanage d’une femme et les circonstances m’amènent à respecter cet usage… Après tout, c’est sans doute préférable.

- Dans ce cas, rien n’empêche de préparer leur départ…

- Nous allons nous y employer en effet.

A compter de ce jour, Marciane parla plus librement de l’expédition en Terre Sainte d’Hubert, à laquelle Joceran prendrait part. Il fut décidé qu’ils partiraient au retour des beaux jours. Il fallait d’ailleurs du temps pour organiser le voyage, rassembler les accompagnateurs et recruter la troupe, l’équiper, louer un navire, prévoir les transferts de fonds…

- Je connais déjà des volontaires prêts à se joindre à moi, annonça fièrement Hubert, Henri, Hermann et Hugues, que j’ai connus à la cour impériale, Francesco Spinelli et son cousin Ludovico de Milan, Boniface et Martin, des chevaliers du comte d’Albon.

- Il n’est pas certain qu’ils soient tous prêts à te suivre malgré leurs promesses, mais avertis-les de ton départ.

- Vous tenez pour certain que j’accompagnerai Hubert, dit Joceran à Marciane. Je n’y suis pas encore résolu, souhaiteriez-vous me forcer la main ?

- Soyez franc, Joceran. Rester alors que vous ne rêvez que de départ ? Vos regrets seraient plus lourds à supporter qu’une absence momentanée.

- Je reviendrai, Marciane, et définitivement guéri de l’envie des voyages, je vous le promets. Je serai utile à Hubert. Quelques mois seront vite passés.

- C’est bien ainsi que je vois les choses, dit Marciane évasivement.

Joceran resta à Légnan pour ses préparatifs. Marciane et ses enfants rentrèrent à Marcelly où l’annonce du départ d’Hubert fit grand bruit dans le pays. Certains le commentaient avec réprobation, d’autres avec admiration, en rappelant la gloire de son père. Marciane, qui était passé en informer Monseigneur Guy, avait écouté avec un agacement mêlé de réconfort les exhortations du prélat à accepter sereinement cette vocation qui faisait honneur à sa famille. « Votre fils ne pouvait mieux trouver pour assouvir son désir de gloire que servir Dieu et la chrétienté. Il vous reste trois enfants pour continuer votre lignée, pensez-y. »

Les jours avaient passé, trop vite. L’hiver ne s’était pas attardé, renonçant prématurément à ses frimas. Les beaux jours annonçant le renouveau de la nature étaient pour Marciane le signal que le départ approchait inexorablement. Loin de s’en réjouir, elle en redoutait l’approche. Guillemette voyait ses craintes se réaliser et tenait Joceran pour responsable de cette folle entreprise. Tout fut enfin prêt. Siméon, averti du départ d’Hubert, avait rejoint Marcelly et l’avait prié de l’emmener avec lui. «  Je veux retrouver mon pays, parler ma langue que je n’ai jamais oubliée, je vous serai utile. » Hubert avait accepté et personne ne s’y était opposé. Dix chevaliers partageraient l’aventure et Francisco Spinelli, le jeune Milanais sauvé par Louis, était des leurs. Joceran les accompagnait, sans se demander si sa présence, considérée comme une tutelle déguisée, était vraiment souhaitée par les jeunes audacieux.

Le jour dit, le pont-levis du château du Puy-aux-Dames s’abaissa dans un grincement de poulies. Le ciel s’éclairait à peine. Des corbeaux tournoyaient autour du donjon dans une ronde bruyante et désordonnée. La brume s’attardait dans la plaine et, dans son lit, la rivière luisait faiblement, ses flots gris ondulant sous la brise encore fraîche. De la porte qui s’ouvrit en grinçant sortit une petite troupe en armes…

Montée tout en haut du donjon, le cœur serré, Marciane, son fils Louis à ses côtés et tenant ses jumeaux par la main, regarda partir son époux et son fils, sans savoir si elle les reverrait un jour. Elle resta longtemps immobile à suivre la descente des cavaliers vers le village, puis elle les vit suivre le plateau et s’engager sur la plaine où ils obliquèrent vers l’ouest pour prendre le chemin qui longeait la Magnie.

Quand ils disparurent le long de la rivière dans un poudroiement de poussière, le soleil se leva, illuminant le domaine de Marcelly...

FIN

Commentaires

J'ai laissé une fin ouverte... mais telle que je la vois, Joceran ne reviendra jamais de Terre Sainte où il mourra sans gloire atteint de maladie (non sans avoir réalisé sa folie inconsciente et envoyé à sa femme l'expression de ses regrets tardifs).

Quant à Hubert, il aidera à la fondation de l'Ordre des Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon qui deviendra plus tard le si puissant Ordre des Templiers...

Merci à ceux qui ont suivi mes livres... Le tome 4 viendra un jour, probablement pendant la guerre de 100 ans, le tome 5 sera sous la révolution (mais je crois le sujet déjà un peu rebâché) et le tome 6 pendant l'une des guerre mondiale... On verra...

Ecrit par : Solanne | 09.09.2007

Merci Solanne !

Ecrit par : Elise | 09.09.2007

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