02.09.2007
chapitre 22 - Louis
Pourtant, Louis était resté persuadé qu’il s’était fait une idée précise des limites et de la vanité des armes. La puissance acquise une lance à la main, si elle n’est pas indispensable et mise au service d’une politique globale réfléchie et cohérente, est de faible portée. Il ne s’était pas senti le courage de poursuivre avec son frère une conversation qu’il sentait vouée à l’échec, mais il savait que sa mère l’aurait approuvé. Il se sentait de plus en plus proche d’elle et souhaitait l’accompagner pour s’instruire à ses côtés en s’inspirant de son exemple.
Avant leur départ de Giret, Gervais – que Marciane avait désigné comme représentant de la communauté du bourg – vint la solliciter pour présider une réunion des habitants qui avaient des demandes à soumettre. Avec la prospérité retrouvée et le développement de son marché, Giret était devenu une petite ville florissante et sa population avait fortement augmenté. Louis demanda à accompagner sa mère, ce qu’elle accepta avec joie. La réunion se tenait dans une salle contiguë à l’église, qui avait été affectée par les habitants à cet usage. Gervais n’avait plus rien du pauvre paysan que Marciane avait jadis rencontré au début du siège. Il avait forci, était bien vêtu avec souliers de cuir, chausses de toile beige, chainse et bliaud de tiretaine, sayon de drap beige et chaperon bleu orné d’un bouton d’argent. Aidé d’apprentis, il avait su commercialiser, aussi bien sur le marché que dans sa boutique, des pains, gâteaux, beignets, gaufres, et confitures réputés et l’on venait de Vienne s’approvisionner chez lui ! Ce fut lui qui prit la parole :
- Dame Marciane, nous vous sommes reconnaissants de vous être déplacée, avec messire Louis, pour nous entendre. Nous tenons d’abord à vous remercier grandement de nous avoir si bien conseillés et aidés. Nous savons que c’est grâce à vous que notre pauvre bourg s’est grandement développé et que notre vie s’est trouvée transformée. Nous n’étions autrefois que des paysans vivant petitement. Maintenant nos récoltes se sont améliorées, nos troupeaux se sont agrandis. De plus, le commerce prospérant, nous tous, commerçants et artisans, formons désormais une communauté importante. Aussi, nous souhaiterions, si vous le permettez, nous organiser en commune.
- Je comprends votre désir, que demandez-vous exactement ?
- Tout d’abord, nous aimerions avoir le droit de prêter serment de coalition, pour que tous ceux qui résident dans notre agglomération se sentent liés solidairement. Ensuite, nous pourrions désigner une assemblée qui réglerait les problèmes de la commune : organisation des jachères, des marchés, et si vous y consentiez, à laquelle également seraient dévolus les problèmes de basse justice et de police, vols, querelles de voisinage, ivrognerie, bagarres, tapages… Nous aimerions aussi construire un rempart autour du bourg…
- Etes-vous conscients que l’organisation de votre protection et la gestion de votre commune auront un coût ? Serez-vous en mesure de le supporter ?
- Certes, dame, et il est bien vrai que nous sommes plus à l’aise, mais point si riches ! Si quelques redevances pouvaient nous être supprimées…
- C’est beaucoup de demandes à la fois et j’entretiens déjà une forte garnison au château pour assurer votre sécurité.
- Nous savons, dame, que nous vivons en paix grâce à vous.
- Commencerons donc par l’organisation de votre commune. Je vous ai affranchis et tous les résidents de Giret sont donc libres. Vous pourrez prêter serment et élire une assemblée et un conseil, mais le conseil et son chef devront toutefois obtenir mon agrément. Je vous cèderai ensuite le droit de basse justice et vous pourrez organiserez cultures et marché à votre guise. De plus, je renoncerai définitivement à tout droit de mainmorte, formariage, et banvin – c’est à dire que vous vendrez votre vin à votre convenance – et à mes droits de banalité sur le four. Je veux bien aussi vous céder mes droits de tonlieux sur le marché, charge à vous d’organiser une école sous la direction d’un clerc écolâtre. Toutes ces décisions seront consignées dans une charte provisoire qui deviendra définitive si tout se passe bien.
Marciane avait parlé d’un ton ferme et tous les assistants semblaient pétrifiés. Jamais ils n’avaient cru obtenir si facilement tant de droits et de libertés !
- Nous vous remercions du fond du cœur pour votre grande bonté, et nous vous assurons que nous ferons bon usage des libertés que vous nous octroyez, Dame, bafouilla enfin Gervais rouge d’émotion
- Dame Marciane, dit alors le desservant, le père Ambert qui assistait à la réunion, il reste un petit problème qui nous préoccupe. Une famille de Juifs vient de demander à s’installer à Giret, comme tanneurs, ne faut-il pas refuser à ces mécréants le droit d’habiter parmi nous ?
- La Paix impériale de Mayence décrétée par notre ancien empereur Henri IV a amnistié aussi bien des Juifs que des clercs et il a proclamé des lois qui protégent les non-chrétiens. Pourquoi voudriez-vous faire des différences à l’échelle de votre ville entre les hommes ? Laissez dons cette famille s’installer, des tanneurs sont des artisans fort utiles.
Le desservant baissa la tête, un peu vexé.
- Mettez en œuvre vos nouvelles fonctions. Je viendrai m’assurer d’ici deux mois que tout fonctionne harmonieusement, et je vous apporterai alors votre charte. Naturellement, si des désordres résultaient de ces dispositions, elles ne seraient alors pas ratifiées.
Lorsque Marciane se retira dignement, suivie de Louis, elle était très satisfaite de voir ses gens prendre leur sort en mains et espérait qu’ils seraient capables d’assurer l’autonomie qui leur était accordée.
- Pourquoi ne leur avez-vous pas aussi permis d’élever des remparts ? demanda Louis lorsqu’ils furent seuls.
- Ils doivent faire l’expérience de leur gestion avant d’assumer leur défense, dit Marciane. La liberté s’apprend et se mérite, mon fils, et elle a un prix. Je ne les crois pas encore assez mûrs pour une telle indépendance.
- Vous n’avez pas accordé ce droit à Marcelly, ni à Sainte-Victoire.
- Tu as raison, ils n’ont même pas une charte. Leurs droits actuels ne reposent que sur ma parole, il va falloir remédier à cela, d’autant qu’ils sont organisés depuis longtemps et que tout se passe à merveille. Leur police est bien assurée, efficace et sans brutalités, ils ont formé un corps de pompiers occasionnels bien entraînés, ils ont créé un service qui assure la propreté et le balayage des ruelles – c’est bien pourquoi je vais les faire daller – l’école fonctionne à la satisfaction générale et la justice est rendue équitablement. Ils méritent leur charte. Tu pourrais te charger de sa rédaction.
- Avec plaisir, Mère, je suis fier que vous m’en jugiez capable. Mais doit-on aborder le problème des remparts pour Marcelly et Sainte-Victoire ?
- Je ne sais trop, j’hésite encore.
- Faites-leur confiance, Mère, ils le méritent. Vous craignez sans doute qu’ils ne rejettent votre autorité en se sentant en sécurité derrière leurs murs ?
- Il y a un peu de ça, reconnut Marciane.
- Ces deux bourgs sont devenus des villes riches qui sont sans défenses. C’est dangereux, car notre château est trop loin. En cas d’attaque, elles peuvent pâtir grandement avant que nous n’arrivions à la rescousse. Souvenez-vous du raid de comte de Frémont…
- Tu as raison. Nous leur accorderons de pouvoir s’emmurer.
Le « nous » remplit Louis de fierté. Il se sentit associé aux décisions et commença à réfléchir au texte des chartes qu’il était chargé de rédiger.
Joceran se montra tout d’abord un peu étonné des propos de sa femme mais elle lui fit remarquer que dame Thieberge avait octroyé une charte aux habitants de Legnan, ainsi qu’à d’autres villes du comté, et que tout se passait au mieux.
- Vous avez raison, comme toujours admit-il. D’ailleurs, au cours de notre prochain séjour, je vous serais reconnaissant de vous pencher sur leurs droits et la façon dont ils les utilisent. Ces questions m’ennuient et je vous sais plus apte que moi à en juger.
- J’emmènerai Louis avec moi. Je l’ai trouvé de bon conseil.
- Vous vous retrouvez davantage en lui qu’en votre aîné, n’est-ce pas ?
- Je regrette le peu d’intérêt qu’Hubert manifeste à la conduite du domaine.
- Il est de la trempe des hommes de guerre dont la raison d’être est l’épée.
- Et quelle est leur raison d’être en temps de paix, ce qui arrive aussi ?
- Ne remuez pas le couteau dans la plaie, ma mie, je me sens dans ce cas si inutile et désœuvré ! Rien ne vaut pus la peine d’être tenté à mon goût.
Marciane ne sut que lui répondre car elle ne voulait pas être blessante, mais n’arrivait pas à dominer sa colère devant tant d’inconscience.
Ils s’arrêtèrent à Vienne pour saluer Monseigneur Guy de Bourgogne et l’inviter à l’adoubement d’Hubert. Sur la rive gauche du Rhône, non loin de l’admirable cathédrale primatiale St-Maurice, se dressait le palais archiépiscopal, massif et imposant, gardé par des hommes d’armes en livrée violette, piques en mains. Marciane, Joceran et Louis furent introduits auprès de l’archevêque qui les reçut dans une grande pièce tendue de tapisseries, mais simplement meublée d’une longue table massive et de quelques fauteuils à haut dossier.
- Je suis heureux de vous féliciter enfin du succès de votre mission qui a en tous points comblé les vœux de l’Eglise, leur dit Monseigneur Guy. Vous l’avez fidèlement servie, elle vous en est reconnaissante. Et elle n’est pas la seule et vous avez sans doute pu vous en rendre compte, ajouta-t-il en se tournant vers Joceran, le comte Guy-Raymond a particulièrement apprécié votre ambassade, bien plus que vos exploits guerriers en fait, car cela lui a permis de sortir la tête haute du conflit avec Monseigneur Héraclius qui le menaçait de discrédit. Il en retire un partage, plus virtuel que réel il est vrai, de la suzeraineté sur Lyon, ce qui flatte son orgueil, et la surveillance des routes du Forez, ce qui lui rapporte de confortables droits de péage et le droit de justice sur toutes les exactions qui s’y passent ! De plus, il a satisfait ses deux suzerains, le roi de France et l’empereur de Germanie, qui souhaitaient une fin honorable à cette embarrassante affaire dans laquelle il les avait entraînés inconsidérément.
- Nous n’avons fait que suivre vos conseils, Monseigneur, et le mérite en revient à votre clairvoyance, répondit modestement Marciane.
- Quoiqu’il en soit, ajouta Monseigneur Guy, avec un sourire qui appréciait la finesse de son interlocutrice, l’empereur désire vous remercier en adoubant lui-même votre fils Hubert lors de son passage à Vienne dans trois mois. Après quoi, le chevalier Hubert ira à Rome recevoir la bénédiction de notre Saint-Père, à sa demande expresse. Mais auparavant, l’empereur accueillerait volontiers Hubert dans sa suite comme écuyer.
- Mais Hubert ne parle pas l’allemand ! objecta Marciane.
- Il apprendra, la coupa rapidement Joceran, très excité, c’est un grand honneur que lui fait l’empereur !
- Certes, et nous lui en sommes reconnaissants, dit Marciane, un peu honteuse de sa première réaction.
- Que votre fils rejoigne donc l’empereur Henri V en son château de Worms, dans son duché de Franconie, où il se tient pour lors. Il sera temps ensuite de penser à ce garçon, dit l’archevêque en se tournant vers Louis. Il fera un bon chevalier mais aussi un sage politique, je le pressens à son regard
Quand Louis se pencha pour baiser l’anneau épiscopal, il leva les yeux vers Monseigneur Guy qui lui souriait avec bienveillance.
Marciane dépêcha un écuyer à Marcelly pour avertir Hubert de la demande de l’empereur et lui faire les recommandations nécessaires concernant son départ et son séjour à la cour. Elle se doutait bien qu’Hubert accueillerait avec empressement la nouvelle et se hâterait de rejoindre son poste, mais encore fallait-il qu’il sache tenir son rang sans forfanterie.
Le voyage se poursuivit, enchantant Louis qui s’intéressait à tout. Il voulait parcourir les villes traversées, s’enquerrait de leurs ressources, de leur mode de vie, visitait les églises, conversait avec les hôtes qui les hébergeaient. Son enthousiasme déridait Joceran qui prenait grand plaisir à le renseigner et lui signaler les curiosités à ne pas manquer. Marciane était heureuse de retrouver un époux gai, détendu et si bon compagnon. Elle eut un peu honte de l’avoir si sévèrement jugé depuis quelques temps. La bonne humeur est communicative. Ils chevauchaient heureux, riant des incidents de la route. Averses diluviennes ou étapes inconfortables, rien ne troublait l’entrain des voyageurs. Ils parlaient souvent de l’adoubement d’Hubert et de la façon de l’organiser à Lyon. Ils tombèrent d’accord sur la nécessité de monter un luxueux camp de toile où ils pourraient recevoir leurs invités. Il faudrait trouver sur place soupiers, rôtisseurs, chaircuitiers, pâtissiers, talemeliers pour le pain, et aussi ramener de Marcelly les meilleurs cuisiniers… Le temps serait-il favorable ? Pourvu que la pluie ne vienne pas perturber la bonne ordonnance de la réception ! Il faudrait organiser des joutes pour distraire les invités, suggéra Louis, hautement approuvé par Joceran qui n’avait pas osé émettre cette idée pour ne pas contrarier son épouse.
Ils arrivèrent dans les meilleures dispositions en vue de Légnan. Marciane revit avec plaisir les grands toits de lauze qui surgissaient des murailles, la coquette petite ville à ses pieds, et Louis ne cessait de complimenter Joceran sur la beauté de son pays. Ce dernier, ravi, revoyait avec des yeux neufs ce paysage familier. Dame Catherine les attendait, en tête des serviteurs groupés pour saluer le maître. Elle se désola que les jumeaux n’aient pas accompagné leurs parents.
- Il est préférable d’éviter aux enfants la fatigue des voyages, lui expliqua Marciane. Ils nous accompagneront la prochaine fois, lui promit-elle. -
- Il faut pourtant bien que le futur maître de Légnan connaisse son domaine, se lamenta dame Catherine déçue.
- Mais je compte aussi venir avec Marthe, lui rappela Marciane en riant.
- Certes, la jeune damoiselle y a aussi sa place, admit sérieusement Catherine.
- En attendant la venue des enfants, servez-nous donc des rafraîchissements, dame Catherine, demanda un peu brusquement Joceran nous avons encore dans la gorge la poussière des chemins.
- Certes, je vais donner des ordres pour vous satisfaire, répondit dignement la gouvernante. Que voulez-vous : vin rafraîchi, tisanes, sirop de fraises des bois, avec quelques petits en-cas, pâtés en croûte, oublies, crêpes au miel ?
Dans la grande salle, tous les familiers du château furent présentés à Louis : le chapelain, le Père Henri, Giraud, le capitaine de la garde, Erembert, l’intendant, les ministériaux, Aubert, le fidèle compagnon de Joceran qui avait participé avec lui à la campagne du Forez et les écuyers. Avec beaucoup d’aisance, Louis eut un mot aimable pour chacun et s’attira la sympathie de ses interlocuteurs. Sa voix grave avait un ton chaleureux et l’impression pénétrante de ses yeux très noirs, un peu inquisiteurs, était adoucie par la blondeur éclatante de ses cheveux mi-longs et la franchise de son sourire communicatif.
Après s’être restaurés, Marciane et Joceran regagnèrent leur chambre où un cuveau fumant les attendait.
- Ma mie, je découvre vraiment votre fils Louis. Quel charmant compagnon ! Il y a longtemps que je n’ai fait aussi plaisant voyage. Il me faudra lui montrer mon comté qui est fort beau, ma foi. Je le découvre presque grâce à lui. Que diriez-vous d’une promenade à La Muire , lorsque nous aurons effacé les fatigues de la route ? Le bourg est agréable et l’on y trouve dans les environs le plus joli lac qui soit, entouré de montagnes et cerné de forêts, c’est un enchantement. Tiens, je vous y montrerai aussi le rocher de la Pierre-Percée que l’on dit construit par les fées qui y dansent au clair de lune.
- Je trouve le projet tout à fait plaisant et Louis en sera enchanté.
La mère et le fils se contentèrent le lendemain d’une promenade à Legnan. Marciane remarqua plusieurs ateliers où de nombreux apprentis s’affairaient à coudre des souliers de cuir. « Mon idée a donc été suivie d’effets ! » Elle regardait les ouvriers travailler quand le patron sortit tout empressé.
- Dame, quel honneur de vous voir dans mon modeste atelier ! dit l’homme un peu embarrassé, un paquet entre les mains. J’ai pour vous deux paires de souliers : les premiers fabriqués par nos soins, comme je vous l’avais promis, et les derniers de la fabrication, car nous avons amélioré la qualité.
- C’est un cadeau qui me fait grand plaisir et dont je vous remercie beaucoup répondit gentiment Marciane. J’espère que les ventes sont bonnes ?
- Nos tournées écoulent toute notre production, la mienne et celle de mes confrères. Déjà un de mes apprentis va pouvoir s’installer à son compte car la demande ne tarit pas ! Tous les objets de boissellerie se vendent bien aussi et les paysans sont heureux de pouvoir gagner de l’argent l’hiver en les fabriquant. Si vous pouviez avoir la bonté de nous conseiller encore…
- Rien ne dit que j’ai autre chose à vous apprendre, répondit Marciane, mais je me rendrai avec plaisir à la maison communale pour vous revoir tous. En attendant, je vais vous commander deux paires de souliers pour mon fils.
Louis se prêta volontiers au jeu, choisit les cuirs, donna son pied pour que l’on en prit la mesure, et complimenta l’artisan sur la qualité de ses produits.
De retour au château, ils retrouvèrent Joceran tout heureux d’avoir organisé leur sortie pour la journée du lendemain. Ils partiraient avec des provisions pour manger au bord du lac, en compagnie d’Ambert et de quelques jeunes écuyers pour tenir compagnie à Louis. La journée fut joyeuse et fort réussie. Louis se baigna avec ses jeunes compagnons dans les eaux fraîches et cristallines du lac de montagne où se reflétait l’image des hauts sommets couronnés de neige.
- Ma mie, je n’oublierai jamais la première image que j’eus de vous fut celle d’une ondine sortant de l’eau, chemise collée au corps, rappela Joceran.
- Oh ! s’exclama Marciane, un peu choquée, se rappelant son bain en compagnie de ses suivantes, vous eussiez dû signaler votre présence !
- Elle vous aurait embarrassée et m’aurait privé d’un beau spectacle ! se défendit son époux avec émotion. Mais il n’y avait rien d’équivoque dans mon regard, croyez-moi. Je vous ai aimée au premier regard.
Marciane, touchée par cet aveu, serra lui tendrement la main. Ils rentrèrent au petit pas, pour retarder le moment où finirait cet instant privilégié qui les faisait se retrouver et goûter la force de leur amour.
Les jours suivants se passèrent agréablement, en promenades, baignades et pêches dans les lacs, ou visite d’églises… Marciane se trouva très intéressée par la découverte qu’elle fit à la Muire où elle apprit que les gens du pays se chauffaient grâce à des pierres noires, semblables au charbon de bois, mais que l’on trouvait dans la terre ! Elle se promit d’organiser une extraction plus intensive d’un tel produit qui éviterait à ses terres le déboisement et le dur travail de la fabrication du charbon de bois.
.../...
09:05 Publié dans LE PUY AUX DAMES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Les commentaires sont fermés.